“Presagio” d’Andrea Molesini

Presagio” est le titre d’un des romans écrits par Andrea Molesini, cet écrivain vénitien professeur de Lettres et Littérature étrangère à l’Université de Padoue, qui remporta le Prix Campiello en 2011 pour son premier roman “Tous les salauds de sont pas de Vienne”.

Avec Presagio nous voici à Venise, plus exactement au Lido de Venise, à la veille de la première guerre mondiale. Nous retrouvons un membre de la famille Spada, protagoniste du premier roman, qui n’est autre que la famille de l’ auteur du cô maternel.

L’auteur nous raconte un épisode de vie de Niccolò Spada, l’un des fondateurs historiques de la Compagnia Italiana Grandi Alberghi fondée en 1906 et directeur de l’Excelsior, cet hôtel de luxe orientalisant donnant sur la plage du Lido de Venise, inauguré en 1908. C’est le temps de la mythique Belle Epoque, juste avant de sombrer dans la guerre.

Andrea Molesini nous relate quelques instants choisis, véritable fresque de vie d’une élite européenne alors en vacances au Lido, dont l’ Excelsior réprésentait le centre d’attraction le plus chic avec l’Hôtel des Bains (se rappeller la “Mort à Venise” de Thomas Mann avec le légendaire baron von Aschenbach) à travers une brève mais intense liaison amoureuse entre le directeur de l’hôtel Niccolo Spada et la belle Margarete von Hayek, une marquise autrichienne aux moeurs audacieuses. 

Niccolò, sensible à l’air du temps, a le présage de la Mort qui avance à pas feutré comme un lion à l’affut, qui a les yeux bleus de la belle marquise. Ce présage annonce la guerre qui gronde puis éclate.

Un beau roman Belle époque niché dans le cadre volupteux de la Venise d’avant guerre, à l’époque révolue d’un tourisme d’élite que Venise pleure encore, ensevelie depuis des décénnies sous les probèmes contingents du tourisme de masse et ses trente millions de visiteurs annuels.

Andrea Molesini

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